La bière après l’effort fait-elle (vraiment) récupérer ?

Une petite mousse après un effort physique fait-elle récupérer ? C’est une question que nous nous sommes tous posée. Alors, mythe ou réalité ?

« Après l’effort, le réconfort. Allez, une petite mousse pour récupérer ! » La phrase résonne régulièrement après les compétitions ou les randos du dimanche. À ce propos, la bière fait-elle réellement récupérer, comme le veut la légende ?

Déshydratation

« La bière contient du maltose qui régénère les stocks de glycogène en post-effort », révèle Nicolas Aubineau, nutritionniste du sport. Des glucides, ce sont ce que les muscles du sportif nécessitent ? « Oui, mais il peut aller les chercher ailleurs ! », s’exclame-t-il. Pâtes, riz, céréales… D’autant plus qu’en buvant une bière, « le sportif ne fabrique pas de carburant pour l’effort physique », informe Jean-Jacques Menuet, médecin et nutritionniste du sport.

Il ne faut pas oublier qu’une bière, « ça reste d’abord de l’alcool », s’accordent à dire les deux professionnels. Si la bière, comme la majorité des boissons alcoolisées, contient plus de 90 % d’eau, « elle déshydrate. Or, faire un effort sportif donne déjà soif », explique Nicolas Aubineau qui préconise, de ce fait, de « toujours boire le même volume en eau » lorsqu’un sportif consomme une bière.

Ce n’est pas tout. La bière augmenterait également la température du corps. « L’alcool en général agit ainsi, déclare Jean-Jacques Menuet. Après une course, l’idée est de diminuer la température du corps, qui est déjà bien monté lors de l’effort. Et consommer une bière provoque l’effet inverse… » De plus, la bière, de par son aspect gazeux, perturbe la digestion.

Si nombre de bienfaits sont attribués à la bière, gare aux idées reçues. « La bière contient, certes, des vitamines du groupe B (B6 et B12), des minéraux comme un peu de magnésium et de potassium ainsi que quelques acides aminés, liste le médecin malouin. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle s’avère être un bon élément pour la récupération. C’est un discours fallacieux ! La bière n’est pas bénéfique. » Avant comme après un effort. Un avis partagé par son confrère.ère contient des vitamines et minéraux, ça n’en reste pas moins de l’alcool.

Quant aux bières sans alcool, vigilance. « Les bières dites sans alcool contiennent quand même de l’alcool ! Un degré environ », enseigne Nicolas Aubineau. Il convient de rappeler qu’un degré d’alcool correspond à huit grammes d’alcool pur par litre. Seules les bières étiquetées à « 0,0 % d’alcool », plutôt rares, n’en renferment pas.

Une petite mousse, une !

Les deux professionnels que nous avons contactés ne sont pas pour autant des opposants farouches à la bière. « L’idéal est de ne pas la prendre dans les deux heures qui suivent l’effort, conseille Jean-Jacques Menuet. Il faut choisir de préférence une bière inférieure à 5 degrés d’alcool, et en consommer une petite, 25 cl suffisent. »

Le médecin du sport opterait, à choisir, pour « un petit verre de vin rouge qui contient un peu de fer et des antioxydants. » Mieux : une boisson sucrée non-alcoolisée, pour refaire le plein de glycogène tout en s’hydratant. Mais pas de panique, boire une petite mousse après avoir couru reste un moment convivial, choyé du monde sportif, que le coureur peut se permettre. La fameuse troisième mi-temps.

Le Gravel une nouvelle pratique

Il est ni vraiment route, ni VTT il se classent dans une famille appelée outre-atlantique  « Gravel Bike ».

Entre Cyclo Cross, Route et VTT

Que trouvons-nous dans l’analyse génétique d’un Gravel ? Sans faire de test ADN, regardons les éléments et les caractéristiques de ces nouvelles montures.

Bike CaféLa forme générale du cadre est celle d’un vélo de route avec une géométrie type endurance. On retrouve une ouverture plus « slooping » (A) et une douille de direction plus haute (B). On remarque aussi immédiatement les freins à disques (C) sur les deux roues. Un dégagement du cadre (D) au niveau des pneus permettra d’accepter une section jusqu’à 40c. Côté développement on va trouver du « court » (E) pour avaler les pentes. Il pourra être équipé comme c’est le cas sur ce modèle Caminade très exclusif d’un mono-plateau. Le « Gravel » est étonnamment équipé d’un guidon type course (F) aux formes évasées alors que son esprit chemin aurait plutôt inspiré la pose d’un guidon plat. Ce guidon rappelle la parenté du Gravel avec le Cyclo Cross et ce cintre sera certainement plus agréable sur les portions de chemins rectilignes ou sur la route.

Usage

Le « Gravel » va pouvoir emmener le cycliste en quête d’aventures sur des parcours très variés comme les routes forestières, les chemins de campagne, … mais également les portions de bitume où il sera également à l’aise. Amateurs de longues randonnées vous serez conquis par ce type de monture. A l’image des randonneurs à cheval vous allez pouvoir découvrir des espaces variés sans trop vous fatiguer en roulant sur un vélo confortable. Equipé d’un petit sac à dos à la journée ou de sacoches de cadre, toutes les randos seront possibles de 60 km à plus, selon votre appétit, votre champ d’action s’en trouvera élargi. Si je devais tenter une comparaison avec la rando pédestre ce concept pourrait être la forme vélo du « Fast Hiking » (encore un anglicisme pour qualifier la rando légère et rapide).

Les marques sont toutes sur le « gravier »

Le « Gravel » a inspiré désormais toutes les grandes marques de cycles et on trouve désormais ces vélos sur leurs catalogues. Le sportif fuyant l’agitation urbaine exprime une quête de nature et un besoin d’évasion vers des périmètres élargis. Il reste, certes à développer cette nouvelle pratique. Des événements se créent sur des parcours superbes et le Gravel devrait trouver sa place entre le cyclotourisme vert et la route.

Alors à vos Gravel !!